🛑 Face au stress en entreprise, quand quelqu’un ne sait pas réguler ses émotions… c’est souvent vous qui devenez le problème.
Face au stress en entreprise, quand quelqu'un ne sait pas réguler ses émotions, c'est souvent vous qui devenez le problème
Prenez un instant.
Repensez à vos dernières situations professionnelles tendues.
👉 Réguler ses émotions, ce n’est pas les nier.
C’est ressentir ce qui se passe en soi et choisir consciemment la manière de réagir qui va servir vos objectifs et ceux de l’entreprise.
Lorsque cette compétence n’est pas développée, ce que j’observe souvent, c’est:
. Des sautes d’humeur intenses, imprévisibles
. Des comportements d’évitement pour fuir l’émotion
. Un langage extrême : « c’est toujours comme ça », « c’est catastrophique », « il n’y a aucune solution »
. Un repli sur soi et un déni des difficultés
À ce moment-là , l’amygdale est en surchauffe, le cortex préfrontal (celui qui permet d’analyser, prendre du recul, décider) est hors ligne.
Impossible de faire PAUSE. La personne est en zone rouge. Ou, vous ĂŞtes en zone rouge.
Ce que l’on sait, c’est que les expériences passées ressurgissent et se rejouent dans le présent.
Résultat : des réactions émotionnelles disproportionnées, ou vos réactions émotionnelles apparaissent disproportionnées, souvent incompréhensibles pour l’entourage, et parfois pour vous-même également.
Une personne qui ne régule pas ses émotions va alors :
▪️ Vous demander implicitement de les apaiser
▪️ Vous rendre responsable de ce qu’elle ressent
▪️ Vous culpabiliser pour se sentir mieux
▪️ Prendre de la distance ou fermer le dialogue
Et vous, de votre côté ? Vous marchez sur des œufs. Vous vous censurez. Vous évitez les sujets sensibles pour « ne pas créer de problèmes ». Vos collaborateurs et vos managers portent une charge émotionnelle qui n’est pas la leur et qui impactent leur efficacité et leur capacité de créativité. Et ça, c’est dans le meilleur des cas. Plus généralement, ils vont prendre de la distance, se replier sur eux ou limiter leur implication dans leurs missions.
Le Département tourne, ou plutôt il semble tourner. Disons que le job est fait, mais rien de plus. La tension limite l’atteinte des objectifs. Ce n’est peut-être pas si évident à première vue. Et souvent, on se dit « c’est ok, c’est pas grave de perdre son sang-froid de temps en temps ». Et parfois, on ajoute même : « C’est Pierre, tu sais comme il est, laisse faire, ça va passer ».
Dans un contexte professionnel de plus en plus complexe, incertain et sous tension, l’absence d’intelligence émotionnelle devient un facteur majeur de dysfonctionnement collectif. On ne peut plus se permettre de dire, « ça va passer ».
✨ Développer l’intelligence émotionnelle en entreprise, ce n’est pas du confort. C’est indispensable.
C’est un levier de leadership, de coopération et de performance durable.
Lors de mes missions, quel que soit la raison principale, il arrive toujours un moment où j’aborde ce sujet. Je dirais plutôt que le sujet se présente comme à part entière de la problématique que j’accompagne.
Je vais approfondir avec les dirigeants et managers les points suivants :
. Comprendre leurs mécanismes émotionnels
. Sortir des réactions automatiques
. Installer des modes de relation plus conscients, plus responsables
. Transformer la tension en énergie utile
Il est surprenant encore aujourd’hui que cette approche puisse paraître superflue. Il y a déjà bien longtemps que l’intelligence émotionnelle a été mise à jour et confirmée par les neurosciences. Toutefois, elle reste encore un tabou, comme si aborder les émotions de près pouvait être dangereux ou nous mettre en position de faiblesse. C’est tout le contraire. Voyez cela comme une compétence à acquérir. Une compétence qui se travaille selon des techniques spécifiques qui, dès qu’on la pratique un peu, permet de constater des résultats rapides.
Parce qu’une organisation performante commence toujours par des humains capables de se réguler.
Alors êtes-vous prêt à développer vos compétences et celles de vos équipes ?